Accueil Date de création : 22/05/08 Dernière mise à jour : 17/10/11 21:21 / 6 articles publiés

Salut, bande de sales fans  posté le vendredi 23 mai 2008 22:26

Salut, si vous lisez ces lignes c'est que :

1-Vous êtes un de mes fans

2-Vous êtes une des (très peu) nombreuses personnes auxquelles j'ai filé l'adresse de ce blog

3-Vous avez vu ce blog dans un top (OMFG c'est possible)

 Voilà, en gros, on peut conclure que vous avez TRES mauvais goût. C'est sûr, apprécier un taré comme moi, c'est difficile {#} Bon, comme vous le savez sûrement, je consacre ce blog pourri jusqu'à la moelle à mes rédactions (ca relève un peu le niveau {#}) et à mes délire ( ça ça le baisse... {#} (gagaaa des émotes)) Bon, j'attaque ma première rédaction!

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Une rédac; le fait divers  posté le vendredi 23 mai 2008 22:41

Salut, bandes de fans ventripotents et paresseux! Vous avez la flemme de vous acheter un livre ou d'aller à la bibliothèque, donc vous préférez lire mes conneries? Quelle faute de goût {#} Donc voilà, la prof de français nous a passé un fiche avec une certaine série de fait divers, on devait en choisir un et le réécrire avec un point de vue différent, ici le fait divers de base est l'intro en italique. Bon ben voilà, lisez bien, et bon surf {#} woh, la première parole sympa sur ce blog! Dok, tu te ramollis!

 

Un homme de 31 ans a eu la vie sauve après avoir chuté du 9ème étage d’un immeuble de la banlieue de Paris. Puis il a réussi à regagner son domicile au volant de son véhicule.

 

Le miraculé veut rendre visite à une amie. Il sonne plusieurs fois à la porte : personne ne répond. Passant par le toit, il décide alors d’entrer par le balcon. Alors qu’il se trouve sur le bord, l’homme perd l’équilibre et fait une chute de 30m, freinée par un arbre. Il atterrit sur une pelouse. L’homme se relève alors, récupère sa voiture et rentre chez sa mère. A la porte, il s’écroule. Il sera transporté dans le coma à l’hôpital.

 

 

Rédaction de français



 

Ce matin là, je sortais juste de chez moi, et je rencontrais un type bizarre, plutôt nerveux. Il sonnait impatiemment chez ma voisine. Je lui passais le bonjour et lui demandais si je pouvais l’aider. Il m’a répondu, mot pour mot ; « Nan, ca ira. » Pas très loquace ce type !

Je rentrais donc dans l’ascenseur, pour aller bosser dans la cours de l’immeuble. J’avais des buissons à tailler, et des radis à planter. Eh oui, passé 80 ans, la retraite ne me suffit plus pour acheter des maquettes, des CD et des graines de légumes. Sans compter la pharmacie entière que je dois avaler tous les matins. Tout ce barda me revient cher, donc j’entretiens la cour de l’immeuble et sa végétation, les habitants me payent un petit pécule chacun, et je me retrouve avec une somme plutôt rondelette pour arrondir mes fins de mois. Bon, passons.

Arrivé dans la cour de l’immeuble, je récupérais mes outils dans le petit appentis de bois dans le fond de la cour. Je commençais le sillon pour placer mes radis lorsque je levais les yeux et vis une silhouette d’homme, sur le toit, au niveau du balcon de ma voisine. Je pensais que c’était le type du palier qui avait dû finir par réveiller ma voisine, puis était rentré. Et le chat de cette dernière est un petit farceur, il a dû monter sur le toit, et Mr Palier est sûrement monté chercher le matou.

Je retournais à mes radis, et entendit un hoquet de surprise. Je relevais les yeux et entendis : « WAAAAAAAAAAAAA !!!!!!! » Je vis alors la silhouette de Mr Palier tomber en hurlant et en battant des bras. J’eus à peine le temps d’ouvrir la bouche que je vis le sauteur à l’élastique sans élastique s’écraser comme un météore sur le sommet du magnolia. Je me surpris alors à penser : « J’espère que ce gugusse ne m’a pas cassé une branche ! » Il glissa et atterrit dans l’herbe avec la souplesse d’une fiente de pigeon. Tout honteux d’une pensée aussi haineuse, je me précipitais vers lui pour appliquer pour la première fois depuis une soixantaine d’années mon brevet de secouriste. Il se releva comme si un éléphant l’avait pris pour un canapé, et me dit en me regardant avec les yeux aussi vides que ceux d’un merlan frit : « C’est rien, je peux rentrer chez moi. » J’essayais alors de le retenir mais il bondit dans sa voiture comme si j’étais un vampire sans demander son reste. Il démarra en trombe et me laissa tout bête à attendre devant le hall de l’immeuble. J’essayais de le rattraper, mais je n’ai pas de moto, pas de vélo, pas de voiture. Soyons écolo, que diable ! Et de plus, je n’avais ni l’envie ni la force de remonter 9 étages pour téléphoner à la police et aux pompiers, de toute façon la voisine l’avait sûrement déjà fait. Je retournais donc à mon sillon et à mes radis en me demandant :

- 1 Que s’est-t-il passé ?

- 2 Qu’aurais-je pu faire ?

- 3 Que vais-je faire ?



 

 

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Une autre rédac; le portrait  posté le samedi 24 mai 2008 18:30

Salut, bande de larves de chaises de bureau avec une souris gréffée dans la patte! Comme vous le voyez, je continue à écrire mes conneries! bandes de chanceux, vous ne le méritez vraiment pas {#} Notre prof de français nous avait fait écrire une rédac sur le portrait. Moins con, plus sérieux et un chouïa plus sombre que la première, c'est assez différent du style que j'affectionne particulièrement, mais voyez-vous je cherche mon style! Je vous laisse avaler celle là comme les vers de livres que vous êtes! Bonne dégustation!

 

Le Portrait

 

C’était un homme très étrange. Je le voyais régulièrement, le matin, pour suivre mes cours de lutherie. Il portait en permanence un chapeau haut-de-forme à larges bords en velours noir. Son manteau, également noir, lui descendait jusqu’aux genoux. Il s’appuyait sur une canne, dont certains angoissés la disaient « taillée dans des os de dragon ». Il était très grand – au moins deux mètres – malgré son âge très avancé, puisqu’il atteignait facilement les quatre-vingts ans. Ses yeux étaient minuscules et enfoncés comme des clous. Je n’ai jamais pu en déterminer la couleur. Ah si ! Je me rappelle, un jour, je l’ai rencontré, et le soleil illuminait son visage. Cela peut paraître étrange, mais je le jure par trois fois sur ce que vous voulez, je les ai vus rouges. Rouges, d’un rouge sang à faire tressaillir un bloc de granit, un rouge qui me fait encore frissonner. Ils avaient un je-ne-sais-quoi de stressant, comme ceux de la Joconde ; j’avais l’impression qu’ils me suivaient en permanence.

Son nez était assez long, et s’étendait très bas, comme un bec d’aigle. Il était chauve comme un genou. Ses oreilles étaient minuscules, aplaties et orientées vers l’avant, effet du poids de son chapeau. Ce petit détail le faisait ressembler à un elfe. Ses lèvres semblaient arrachées, et découvraient un sourire carnassier, formé d’une multitude de petites dents acérées, pointues et blanches comme de la neige. Sa peau était aussi claire que ses dents, si ce n’est plus.

Je n’ai jamais pu lui parler, étant donné son renfrognement. La seule personne que je connaisse qui avait pu lui adresser la parole était le vieux maître luthier qui me dispensait mon apprentissage. Le vieux luthier m’en parlait, quand j’insistais. D’après mon maître, le plus grand plaisir de cet homme était de dire « non ». Un « non » sec et simple, qui brise les rêves des plus ambitieux. Il avait un rire démoniaque et inquiétant, qui découvrait des canines blafardes. Mais selon quelques hommes du village, cet homme avait un grand cœur. Il avait toujours la pièce au pauvre, et faisait régulièrement don de son immense fortune (d’où elle vient, je n’en sais rien) aux écoles et autres hôpitaux. Tous ces détails le faisaient ressembler à un vampire à mes yeux, chose que je n’ai jamais pu admettre tant j’étais incrédule dans ma jeunesse.

 

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Encore une rédac; le récit fantastique  posté le lundi 26 mai 2008 12:50

Salut, Ô tas de moules de bouchots informatiques! Cette fois-ci, on avait bossé sur le récit fantastique, la prof nous a amochés à coups de E.A. Poe et de Maupassant, et on a fini par pondre des rédacs. Voilà la mienne, je suis content du dénouement mais le récit intérieur ne me satisfait pas pleinement! Gavez-vous bien, mes chères oies informatisées! {#}

 

Rédac’

Le Récit Fantastique

Nous étions sur l’autoroute joignant Metz et Paris, dans une camionnette blanche. Je conduisais. La personne assise à côté de moi, un vieillard à l’air gentil et inoffensif, me regardait de temps à autre avec un sourire gentil. Un silence alourdissait l’atmosphère. Je pris donc la parole pour réchauffer l’ambiance :

« -Il fait beau pour la saison, non ? Demandais-je. En réalité, il pleuvait à verse, mais le silence est un des choses que je déteste le plus, presque au même niveau que les égocentriques et les racistes.

-Oui, le ciel est bien dégagé, répondit mon compagnon de route en souriant.

-Vous n’avez rien à raconter ? On m’a souvent dit que vous racontiez de très belles histoires.

-On dit ca, oui. Vous tenez le coup sur les histoires d’horreur ?

-Ca peut aller, oui. Et surtout, prenez votre temps ! Nous ne sommes pas arrivés !

-Je vais vous raconter la plus grande peur de ma vie. »

 

            « J’avais alors 14 ans, raconta mon passager. Je passais mes vacances chez mes grands-parents, au village de Jouy-Sous-Les-Côtes. Il faisait gris, ce jour-là. Je me rappelle que j’allais fleurir la tombe de mon père que je n’ai jamais connu. Il était enterré dans le caveau familial, le seul sépulcre du cimetière qui rassemblait toutes les tombes de la région. Les autres tombes étaient très basiques, d’autres délabrées, d’autres encore se résumant à une pierre ou une crois en bois. A croire que nous étions la seule famille à nous soucier de nos morts ! »

 

            « Je me dirigeais donc vers le cimetière, mes fleurs à la main, continua le vieillard. Le ciel était noir, un noir d’ébène… C’était un de ces jours où il ne fait pas beau, où on ne réussit rien, où on rate tout, où on a envie de retourner se coucher, vous connaissez ça je pense ? Mais c’était mon père, je ne pouvais renoncer. »

 

            « Arrivé au cimetière, je fus parcouru d’un horrible frisson ; au milieu de la végétation dévastée, une longue trainée de sang large d’une vingtaine de centimètres courait entre les tombes… Je le suivis, un petit bâton à la main en guise d’arme dérisoire. Soudain, je remarquais que la traînée bifurquait brutalement, et se dirigeait vers le caveau. J’étais terrassé par la peur, comme si je venais de voir un monstre nécrophage fouiller dans le caveau. Selon moi, cette traînée ne pouvait que présager une horreur qui se trouvait dans le sépulcre. Je me dirigeais donc vers le mausolée, tremblant de tout mon être. Je descendis les premières marches en déglutissant à chaque pas, ma brindille à la main. Au bout de quelques marches, j’aperçus dans la pénombre un grand et lourd chandelier d’argent, orné de motifs pointus. J’avais lu que l’argent était nocif contre les créatures du Mal, et de toutes façons c’était sûrement plus utile qu’une brindille. Je le troquais donc contre mon bout de bois. Je continuais ma descente aux Enfers, la tête en feu, tremblant de plus en plus. J’arrivais devant la lourde porte arborant les armoiries de ma famille. Je la poussais avec un frisson épouvantable. »

 

            « Il faisait très sombre dans la crypte, c’est pourquoi je restais immobile le temps que mes yeux s’accoutument à l’obscurité – Du moins, j’essayais, je tremblais de tous mes membres comme une éprouvette à l’agitateur – Au bout d’un moment, j’entraperçus deux ombres courir sur le sol, grosses comme des blaireaux. Je n’en tremblais que de plus belle. Je levais les yeux et les vis. Une horde de morts-vivants s’élevait devant moi. Je reculais, pris par la peur, et une créature gigantesque, à tête de buffle, avec une cuirasse de bronze souillée de sang frais apparut devant moi. Ce truc portait une hache aussi haute que moi, au bout de laquelle était planté un corps humain, sanglant, les yeux vides. La créature poussa un hurlement terrifiant qui me projeta contre le mur. Un millier de rires démoniaques s’élevèrent, qui me rendirent fou de terreur. Je criai le plus fort que je pu, jetai mes fleurs à terre, et sautai de l’autre côté de la porte. Je claquai la gigantesque porte et me carapatai vers la sortie. En route je replaçais le chandelier approximativement et continuai ma course folle vers la sortie. J’arrivais devant la maison de mes grands-parents, respirai un grand coup, puis entrai le plus naturellement possible. »

 

            « -Voilà, vous savez tout, finit le vieillard. Vous êtes la première personne à qui je raconte cette horrible histoire.

-Excellent timing ! Nous arrivons. Au fait, votre histoire était très intéressante. Oh ! Votre ami est là, fis-je en remarquant un type qui se trouvait dans la cour du grand bâtiment blanc.  Allez le rejoindre. Bonne journée !

-Bonne journée ! lança-t-il en claquant la portière. »

 

            Il s’avanca vers un grand édifice blanc, m’adressa un grand sourire, et galopa vers un homme de son âge qui courait en tournant dans la grande cour. Pauvre homme…

Quel boulot ! Je sortis de la camionette et allais me changer les idées en avalant un grand diabolo menthe et une crêpe au sucre.

 

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Une nouvelle rédaction, de brevet celle-ci.  posté le mardi 20 janvier 2009 19:46

Bonjoir (bonjour+bonsoir=bonjoir, apprenez votre dico néologistique), bande de fans! voici une nouvelle rédaction, qui comme le titre l'indique fait partie d'un devoir de brevet. (j'ai eu 16/20 youpi) Le sujet de base était;

Comme Albert Camus, vous découvrez un lieu, célèbre où important pour vous. Vous raconterez les circonstances de cette visite et décrirez le lieu, en précisant ce qui a particulièrement retenu votre attention. Vous veillerez à indiquer vos impressions personnelles et les sentiments que vous avez éprouvés.

Le sujet de brevet était sur les carnets de voyage d'Albert Camus, au Brésil. (30 juillet ou juin si je ne me trompe)

Tout d'abord, j'étais un peu flingué; aucune idée.   

Puis j'ai demandé à la prof s'il était possible de faire un truc un peu excentrique. Elle a répondu "Ne me dites pas que vous êtes allé sur Mars."

Sans aucune idée, j'ai mis un peu de temps à réfléchir. Pis je me suis dit "Banzaï, je vais fairequelque chose de dingue." Et voilà ce que j'ai pondu; Bonne lecture!!

 

Rédaction de brevet n°2

 

            Je pénétrais sous la voute en toussant. Une fois le rideau de poussière évacué, mon guide frappa dans ses mains en exécutant quelques entrechats, et une lumière aveuglante jaillit de nulle part comme par magie.

 

            Une fois mes yeux accoutumés à la violence de l’éclairage, je détaillai la pièce où nous avions débouché. C’était une voûte gigantesque, taillée à même la roche par les mini-ouvriers robotiques de l’usine. Haute d’une trentaine de mètres, la voûte s’avérait être une sphère ; en effet, nous étions debout sur une gigantesque plaque de verre, circulaire, d’un diamètre d’environ 60 mètres ; elle surplombait d’autres plaques concentriques, où s’activaient des cochons musclés et des petits robots portant de jolies petites clés en laiton dans le dos.

 

            Mon guide m’expliqua que chaque étage consistait en une activité sportive différente ; l’étage directement au dessous de nous servait à développer la vitesse de course ; les cochons présents là poursuivaient des robots qui produisaient des petits sons électroniques agréables en s’enfuyant. Un autre étage servait au développement de la force physique ; les cochons s’y efforçaient de déplacer un énorme robot (mon guide me confia au creux de l’oreille qu’il répondait au doux nom de Boulon-La-Terreur) d’un coup magistral de groin.

 

            Les étages se succédaient avec des activités aussi folles que drôles, si bien que je dus m’arrêter une demi-douzaine de fois pour éclater de rire. Enfin mes yeux se portèrent vers le reste de la plaque où nous nous tenions ; quelle ne fut pas ma surprise en apercevant trois cochons, habillés de chemises en tweed et coiffés de jolis bérets, en train de disputer une partie de mini-golf dans les règles de l’art. « C’est l’espace de détente, me confia le bonhomme qui m’accompagnait ; ils viennent ici jouer quand ils ont bien travaillé. »

 

            Encore abasourdi par cette idée folle, je regardais les parois de la sphère. Elles étaient vraisemblablement en granit rose, et parfaitement lisses. La pierre était peinte en blanc. Seuls quelques bonshommes souriants donnaient du relief à cette pierre très lisse, sûrement dessinés ici par des robots graveurs qui avaient été programmés pour être des petits rigolos. Cette pièce toute entière me donnait l’impression d’un cocon de développement, comme une couveuse. Comme la couveuse, d’ailleurs, car cet endroit où des robots couvaient les œufs de cochons jusqu’à éclosion ressemblait en tout point à la pièce où je me trouvais. Des robots volants soutenaient la voûte en la poussant avec leurs têtes à ressorts. Mon guide m’amena alors vers la dernière pièce du complexe.

 

            Reliée à la précédente par un toboggan aquatique sinueux, cette pièce-là était parfaitement cubique. Elle avait les mêmes mesures que la sphère et comportait quelques renfoncements sur chaque face du cube. Des centaines, voir des milliers de robots pouvaient loger dans chaque trou. « C’est ici le dortoir. » J’avais reconnu la voix de mon guide qui m’avait tiré de ma rêverie. Je regardais plus bas et vis les chaînes de montage ; des robots hauts d’environ douze centimètres y fabriquaient d’autres robots, de toutes tailles, de toutes utilisations… Seuls, pour supporter le poids du plafond, quatre piliers géants représentants des cochons mutants dans des poses improbables. Mon guide attira mon attention en m’envoyant un coup de tête magistral, ce qui eut pour effet secondaire (en prenant le fait d'attirer mon attention comme effet principal) de me faire voler sur une vingtaine de mètres. Lorsque je l’eu rejoins, il me présenta une petite machine blanche, de la taille d’un extincteur de poche. « C’est le Banzaï 4000, notre dernier prototype ! Il peut couver quatorze œufs de cochon, et en faire éclore huit en même temps ! Il fait montre, va sur Internet, joue au morpion avec l’utilisateur, connaît les règles du poker, peut stocker quarante-douze téraoctets de musique (entendez par là beaucoup beaucoup beaucoup de morceaux), lecteur de bande dessinées, et même club de golf. Vous pouvez aussi avoir extincteur en option, après tout il a été conçu pour ça. Tenez, nous vous offrons ce prototype au nom du personnel ! Dont je suis le seul représentant humain, d’ailleurs. »

 

            Il me raccompagna alors vers la sortie, je montais dans ma limousine et rentrais chez moi. Le clochard qui habitait au pied de mon palace m’accueillit en s’accrochant à mes jambes, et je lui rendis son salut en lui décochant un coup de pied dans les molaires. Je montais les escaliers douze à douze – je sais, j’ai de grandes jambes - lançais mon écharpe par la fenêtre à l’attention de mon clochard domestique, puis commençais à faire le bilan de cette journée de dingue.

 

            Aujourd’hui, 58 févravril Beaucoup + 25 (oui, après les années 2500 nous comptons beaucoup comme 2500, vous pouvez donc traduire par 2525), j’avais été convoqué chez le notaire, car mon grand-père était mort dans des circonstances étranges la semaine précédente. Il m’avait appris que mon grand père possédait la plus grande entreprise de formation de cochons de combat (oui, dans le futur, enfin VOTRE futur, nous avons laissé tomber la guerre, maintenant on envoie des cochons en rencontres sportives, c’est moins brutal et tellement plus rigolo) et que j’en étais l’unique héritier. J’y avais été envoyé pour faire mon tour du propriétaire et faire connaissance Winstor, le majordome de l’usine.

 

            J’allumais un énorme cigare en chocolat et m’allongeais sur mon lit. Je tirais une longue bouffée de chocolat fondu et repensais à ce que j’avais gagné ce jour-là. Une grande usine qui assurerait mes vieux jours, j’avais une montre neuve, un accès à Internet, un partenaire de morpion, de quoi stocker de la musique, que sais-je encore, et en plus avec le même gadget je pouvais éteindre le feu sous mes carottes bouillies. De plus, j'avais même appris que les cochons naissaient dans des oeufs. Finalement, je ne savais rien de tout cela la semaine dernière lorsque j’ai assassiné mon grand père d’un coup de cassette vidéo. Tout ce que je voulais, c’était le mot de passe du coffre-fort où il cachait sa réserve secrète de bonbons. Ce fut une journée fructueuse, un peu gâchée par le fait que je viens de me brûler avec le chocolat fondu. Je vous laisse donc, j’ai un tour à faire à la salle de bains.

 

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